"Il ne peut y avoir de plan d'électrification du pays sans baisse du prix de l'électricité", ont estimé des parlementaires LR, dans une tribune la semaine dernière.
( AFP / LIONEL BONAVENTURE )
Y a-t-il un "consensus politique" sur la baisse de la fiscalité des énergies produites en France, comme l'électricité ? C'est le pari de l'Union française de l'électricité (UFE) qui demande au gouvernement d'ouvrir une grande concertation sur le sujet, selon un courrier adressé au Premier ministre et consulté lundi 1er juin par l' AFP .
La guerre au Moyen-Orient a remis en lumière le coût de la dépendance de la France et de l'Europe aux énergies fossiles (gaz, pétrole), dont les prix ont flambé, relançant le débat politique sur la baisse de la fiscalité en faveur des énergies produites en France (électricité nucléaire, renouvelable et biogaz).
Dans ce contexte, "il pourrait être opportun d'ouvrir un cycle de réflexion et de concertation associant les parties prenantes concernées ainsi que les différents groupes parlementaires", écrit l'UFE dans un courrier adressé au Premier ministre le 28 mai. Cette concertation, qui s'inscrirait dans le cadre des travaux préparatoires au projet de loi de finances pour 2027, "pourrait, par exemple, se traduire par l'organisation d'Assises de la fiscalité énergétique dès cet été", réunissant les filières concernées, les parlementaires et les associations de consommateurs, ajoute l'UFE.
Réussir le plan d'électrification
Elle souligne qu'une baisse de la fiscalité sur l'électricité, aujourd'hui plus taxée que le gaz , serait un levier pour réussir le plan d'électrification annoncé par le gouvernement en avril .
Selon une source à l'UFE interrogée par l' AFP , un "consensus politique" semble aujourd'hui se dessiner sur cette mesure, qui a par le passé fait l'objet de divisions politiques.
Le gouvernement avait retenu un amendement dans le budget 2026 supprimant le rapprochement de la fiscalité applicable à l'électricité et au gaz sur les factures d'énergie, mesure qui avait été adoptée en première lecture au Sénat.
Mais le 21 mai, en présentant le plan d'aide face à la crise énergétique, le Premier ministre a ouvert la voie à une possible baisse de la fiscalité en faveur des énergies produites en France , l'électricité en priorité, par opposition aux énergies fossiles, importées de pays étrangers. "Si une fiscalité devait diminuer dans les temps à venir, y compris les années à venir, ce serait la fiscalité sur les énergies produites en France, électricité en tête", avait-il dit.
La semaine dernière, dans une tribune publiée dans Le Monde , une centaine de députés et sénateurs LR ont estimé qu'"il ne (pouvait) y avoir de plan d'électrification du pays sans baisse du prix de l'électricité".
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